{"id":4296,"date":"2021-04-07T09:24:46","date_gmt":"2021-04-07T08:24:46","guid":{"rendered":"https:\/\/blog.prophot.com\/?p=4296"},"modified":"2021-04-07T10:09:28","modified_gmt":"2021-04-07T09:09:28","slug":"interview-de-juan-jerez-del-valle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.prophot.com\/blog\/interview-de-juan-jerez-del-valle\/","title":{"rendered":"Interview de Juan Jerez del valle"},"content":{"rendered":"\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;interview mode de Pauline Darley, c&rsquo;est \u00e0 Juan Jerez del Valle, de nous parler de sa passion, la photographie. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Peux tu nous parler de ton projet ? <\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La s\u00e9rie\u00a0Traslato\u00a0est le fruit du hasard.\u00a0Pendant cinq ans, j\u2019ai arpent\u00e9 quotidiennement la rue de la Roquette, dans le 11e arrondissement de Paris, pour me rendre de chez moi \u00e0 mon studio, soit une distance d\u2019environ 1,5 km.\u00a0Lors de ces promenades, j&rsquo;ai commenc\u00e9 \u00e0 prendre des photos de rue, le plus souvent des portraits vol\u00e9s de passants. Cela est ensuite devenu une sorte de rituel, une habitude.\u00a0<\/p>\n<p>La plupart du temps, je sauvegardais les photos captur\u00e9es dans la journ\u00e9e sur mon disque dur sans m\u00eame les regarder ou les \u00e9diter. Avec le temps, le mat\u00e9riel ainsi accumul\u00e9 a commenc\u00e9 \u00e0 devenir de plus en plus cons\u00e9quent et je me suis aper\u00e7u qu&rsquo;il pouvait y avoir, dans cette collection de photos prises avec insouciance, quelque chose d&rsquo;int\u00e9ressant.\u00a0<\/p>\n<p>Un jour, j&rsquo;ai pris une photo d&rsquo;une jeune fille avec des cheveux rouges qui transportait ses courses d\u2019un air absent et j&rsquo;ai eu une r\u00e9v\u00e9lation ! Sans pouvoir l\u2019expliquer, cette image m\u2019\u00e9tait famili\u00e8re. En regardant par la suite mes archives, j\u2019ai compris que j\u2019avais d\u00e9j\u00e0\u00a0pris cette photo cinq mois auparavant, quasiment au m\u00eame endroit. Il s\u2019agissait du portrait d\u2019une autre femme mais avec la m\u00eame couleur de cheveux, la m\u00eame attitude, et un sac de courses.\u00a0Une seule diff\u00e9rence, leur \u00e2ge qui brouille les pistes et pourrait faire penser \u00e0 deux photos d\u2019une m\u00e8re et de sa fille, ou bien de la\u00a0m\u00eame personne mais vingt ans\u00a0plus tard.A partir de cette d\u00e9couverte, j&rsquo;ai\u00a0fouill\u00e9\u00a0mes archives \u00e0 la recherche d\u2019un autre miracle qui pour moi repr\u00e9sente l&rsquo;analogie, la r\u00e9p\u00e9tition d&rsquo;un geste, d&rsquo;un regard. Petit \u00e0 petit, la s\u00e9rie\u00a0Traslato\u00a0a commenc\u00e9 \u00e0 prendre forme. La chose qui m&rsquo;int\u00e9resse le plus dans ce projet est le fait de ne pas avoir pris les photos qui le composent avec une intention pr\u00e9cise. La s\u00e9rie s&rsquo;est construite a posteriori.\u00a0Cela m&rsquo;a fait penser \u00e0 un passage de la\u00a0Recherche\u00a0qui m&rsquo;est particuli\u00e8rement cher : \u201cEt je sentais que ce devait \u00eatre la griffe de leur authenticit\u00e9. Je n\u2019avais pas \u00e9t\u00e9 chercher les deux pav\u00e9s de la cour o\u00f9 j\u2019avais but\u00e9. Mais justement la fa\u00e7on fortuite, in\u00e9vitable, dont la sensation avait \u00e9t\u00e9 rencontr\u00e9e contr\u00f4lait la v\u00e9rit\u00e9 d\u2019un pass\u00e9 qu\u2019elle ressuscitait, des images qu\u2019elle d\u00e9clenchait, puisque nous sentons son effort pour remonter vers la lumi\u00e8re, que nous sentons la joie du r\u00e9el retrouv\u00e9. Elle est le contr\u00f4le de la v\u00e9rit\u00e9 de tout le tableau fait d\u2019impressions contemporaines, qu\u2019elle ram\u00e8ne \u00e0 sa suite avec cette infaillible proportion de lumi\u00e8re et d\u2019ombre, de relief et d\u2019omission, de souvenir et d\u2019oubli, que la m\u00e9moire ou l\u2019observation conscientes ignoreront toujours\u201d. (PROUST.\u00a0Le Temps retrouv\u00e9. Galimard. 1989)<\/p>\n<p>J&rsquo;ai un rapport particulier avec le temps, la m\u00e9moire et les souvenirs. Ayant v\u00e9cu dans trois pays et cinq villes diff\u00e9rentes, la g\u00e9ographie de ma m\u00e9moire est tr\u00e8s accident\u00e9e. La photographie me permet de trouver des chemins et des liens qui relient ces endroits \u00e9loign\u00e9s.<\/p>\n<div>\u00a0<\/div>\n<div>\u00a0<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oy5j22Fg-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oy5j22Fg-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4314\" width=\"561\" height=\"419\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quel mat\u00e9riel utilises-tu ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Cette s\u00e9rie montre mon \u00e9volution concernant le mat\u00e9riel utilis\u00e9. Les premi\u00e8res photos ont \u00e9t\u00e9 prises avec un appareil reflex full frame, <a href=\"https:\/\/www.prophot.com\/fujifilm-x100f-silver-c2x23527514\">le Nikon D750<\/a>. L&rsquo;encombrement et le bruit induits par cet appareil m&rsquo;ont pouss\u00e9 \u00e0 le remplacer par des boitiers <a href=\"https:\/\/www.prophot.com\/fujifilm-x100f-noir-c2x23527515\">Fujifilm mirrorless<\/a> plus compacts. J&rsquo;en utilise trois, le Xpro2, le <a href=\"https:\/\/www.prophot.com\/fujifilm-x100f-noir-c2x23527515\">X100F<\/a> et r\u00e9cemment le <a href=\"https:\/\/www.prophot.com\/fujifilm-x-pro3-dr-noir-nu-c2x30292584\">Xpro3<\/a>. M\u00eame si la s\u00e9rie a \u00e9t\u00e9 faite avec plusieurs appareils, une chose est commune \u00e0 toutes les photos : je travaille toujours avec deux focales fixes: un 35mm et un <a href=\"https:\/\/www.prophot.com\/sigma-objectif-70mm-f-28-dg-macro-art-canon-ef-c2x33833611\">50mm<\/a>.&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/fONCOw-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/fONCOw-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4308\" width=\"561\" height=\"419\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une particularit\u00e9 physique ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Pour moi, il est tr\u00e8s important de ne\u00a0pas \u00eatre rep\u00e9r\u00e9 au moment de la prise de vue, pour \u00e9viter de perdre la spontan\u00e9it\u00e9 et le naturel de l&rsquo;instant. Parmi les images de la s\u00e9rie, une grande partie a \u00e9t\u00e9 prise avec l&rsquo;appareil photo positionn\u00e9 \u00e0 la hauteur du bassin. C&rsquo;est pour cela que l&rsquo;utilisation des focales fixes est primordiale pour moi, j&rsquo;arrive ainsi \u00e0 cadrer m\u00eame quand je ne regarde pas le viseur.\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4316\" width=\"559\" height=\"419\" srcset=\"https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-300x225.jpeg 300w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-768x576.jpeg 768w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/U5ffMzDw-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 559px) 100vw, 559px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Comment es tu arriv\u00e9 \u00e0 la photo ?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Je pense \u00eatre arriv\u00e9 \u00e0 la photographie \u00e0 la fin d&rsquo;une longue p\u00e9riode d&rsquo;apprentissage. J&rsquo;ai toujours \u00e9t\u00e9 int\u00e9ress\u00e9 par le monde des images. Pendant mes ann\u00e9es d&rsquo;\u00e9tudes en Histoire de l\u2019Art \u00e0 Grenade, j&rsquo;ai pass\u00e9 des heures et des heures \u00e0 contempler des reproductions de tableaux. J\u2019\u00e9tais fascin\u00e9 par leur pouvoir de communication, leur capacit\u00e9 \u00e0 transmettre un message de fa\u00e7on imm\u00e9diate. D&rsquo;une certaine mani\u00e8re, je pense avoir appris une nouvelle langue faite d\u2019ombres et de lumi\u00e8res, de reliefs et d&rsquo;omissions. Une langue que je pouvais comprendre mais que je n&rsquo;arrivais pas encore \u00e0 parler.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><br>Apr\u00e8s avoir d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 \u00e0 Rome pour faire des \u00e9tudes en architecture, j&rsquo;ai d\u00e9couvert un outil qui m&rsquo;a permis de commencer \u00e0 \u00ab parler \u00bb cette langue : l&rsquo;appareil photographique. Gr\u00e2ce \u00e0 la photographie, toute ma vie a commenc\u00e9 \u00e0 faire partie de cet univers d&rsquo;images qui me passionne. La r\u00e9alit\u00e9, vue \u00e0 travers un objectif de cam\u00e9ra, devient une source de beaut\u00e9 sans fin, un tableau myst\u00e9rieux et en constante \u00e9volution. Je pense que c&rsquo;est \u00e0 ce moment-l\u00e0 que j&rsquo;ai d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;\u00eatre photographe, \u00e0 l&rsquo;instant o\u00f9 j&rsquo;ai compris qu&rsquo;\u00eatre derri\u00e8re la cam\u00e9ra, c&rsquo;\u00e9tait l&rsquo;endroit que je pr\u00e9f\u00e9rais le plus au monde<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4318\" width=\"661\" height=\"495\" srcset=\"https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-300x225.jpeg 300w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-768x576.jpeg 768w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/Oe4H-jKA-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 100vw, 661px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<h2><strong><strong><strong>Quels photographes et quels artistes t\u2019inspirent ?<\/strong><\/strong><\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai des inspirations tr\u00e8s vari\u00e9es. Le cin\u00e9ma de Michelangelo Antonioni et de Federico Fellini, la peinture de Diego Velazquez, Caravage et Titien. En photo, j&rsquo;aime particuli\u00e8rement l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Irving Penn, Walker Evans, Garry Winogrand ou Sergio Larrain. J&rsquo;admire des photographes contemporains comme Chema Madoz, Raymond Depardon, Harry Gruyaert, Jack Davison et Elizaveta Porodina.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4319\" width=\"550\" height=\"412\" srcset=\"https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-1024x768.jpeg 1024w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-300x225.jpeg 300w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-768x576.jpeg 768w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-1536x1152.jpeg 1536w, https:\/\/www.prophot.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/BP6GGY-Q-2048x1536.jpeg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><a href=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/qXypLy3Q-scaled.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/blog.prophot.com\/wp-content\/uploads\/2021\/04\/qXypLy3Q-1024x768.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-4320\" width=\"546\" height=\"408\"\/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery columns-0 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\"><ul class=\"blocks-gallery-grid\"><\/ul><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Pour suivre Juan Jerez del Valle :<br>Web:  <a href=\"http:\/\/juanjerezphotos.com\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">juanjerezphotos.com<\/a><a href=\"http:\/\/www.paulinedarley.com\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">&nbsp;<\/a><br>Instagram : <a href=\"https:\/\/www.instagram.com\/juanjerez\/?hl=fr\">https:\/\/www.instagram.com\/juanjerez\/?hl=fr<\/a><br><a href=\"http:\/\/www.photophoryou.fr\/\"><\/a><\/p>\n\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s l&rsquo;interview mode de Pauline Darley, c&rsquo;est \u00e0 Juan Jerez del Valle, de nous parler de sa passion, la photographie. 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