Article rédigé par Enzo Bakir pour PROPHOT et publié le 02/11/2026.
RETOUR D’EXPÉRIENCE · ZEISS NANO PRIME × PROPHOT
ZEISS Nano Prime : le retour terrain de Camille
5 jours de fiction. Un set ZEISS Nano Prime. Le retour terrain de Camille.
Dans le cadre d’un prêt réalisé par PROPHOT, Camille Guillemain, directrice de la photographie, a emmené les ZEISS Nano Prime sur un véritable tournage de fiction musicale. Sony FX6, FX3 sur Ronin, chorégraphies, décors construits et petite équipe : un test grandeur nature, loin d’une simple prise en main.
LE PROJET
Tester une optique cinéma là où elle doit faire ses preuves : sur un vrai plateau.
Le projet est une fiction musicale de 10 à 15 minutes regroupant trois clips de l’artiste Tracy De Sà. Réalisé par Sonadie San, le film mêle fiction, musique, chorégraphies et décors construits. Camille Guillemain y assurait la direction de la photographie.
Pour PROPHOT, l’intérêt du prêt était précisément là : placer les ZEISS Nano Prime dans des conditions réelles de production et recueillir un retour d’expérience construit sur cinq jours de tournage, avec des changements de configuration fréquents et un rythme soutenu.
FOCUS · DIRECTION DE LA PHOTOGRAPHIE
Qui est Camille
Guillemain ?
Directrice de la photographie
Camille Guillemain assurait la direction de la photographie de cette fiction musicale réalisée par Sonadie San pour Tracy De Sà. Pendant cinq jours, elle a construit l’image du projet dans un contexte mêlant décors construits, chorégraphies et nombreux mouvements de caméra.
Le tournage reposait principalement sur une Sony FX6, complétée par une FX3 montée sur Ronin pour les longues prises de danse. Camille a surtout travaillé avec les focales 35 mm et 50 mm, ses focales de prédilection, en recherchant une image propre, homogène et moderne tout en conservant une configuration suffisamment légère pour suivre le rythme du plateau.
FICTION MUSICALE
Une nuit rituelle entre rupture, colère et sororité.
« Après une rupture qui la laisse vacillante, Tracy se retrouve confrontée à une apparition énigmatique qui l’entraîne dans une nuit rituelle où amour, colère et sororité se mêlent, jusqu’à bouleverser sa perception d’elle-même. »
Cette narration imposait des univers visuels très différents : scènes intimistes, compositions de groupe, danse, mouvements de caméra et travail en studio. Un contexte idéal pour juger à la fois la cohérence de la série et sa facilité d’utilisation d’une configuration à l’autre.
LE POINT QUI A FAIT LA DIFFÉRENCE
Compactes au point de changer le rythme du plateau.
Le principal enseignement de Camille ne concerne pas un graphique MTF ou une fiche technique : il concerne le temps gagné en production.
Passer rapidement d’une FX6 à une FX3
Le tournage se faisait principalement avec une Sony FX6, mais certaines longues prises de danse nécessitaient une FX3 montée sur Ronin. Avec une petite équipe, chaque changement de configuration devait rester rapide.
Des changements d’optiques sans casser le rythme
Le faible encombrement des Nano Prime a simplifié les changements d’optiques et la manipulation des deux configurations. Camille souligne également le confort de travail pour sa première assistante caméra.
Une série adaptée aux mouvements chorégraphiés
Sur les séquences de danse, cette compacité a permis de conserver une configuration agile, avec moins d’inertie lorsqu’il fallait passer de la caméra principale au gimbal.
MOBILITÉ
« Nous pouvions changer de configuration sans avoir l’impression de repartir de zéro. »
Pour une petite équipe et un tournage rythmé par les chorégraphies, c’est l’un des avantages les plus concrets relevés pendant les cinq jours de production.
LE RENDU
Une image propre, homogène et moderne.
Camille recherchait une base saine, cohérente et facile à travailler en post-production. C’est précisément le rendu qu’elle retient de la série.
« J’ai beaucoup aimé leur rendu. L’image est très propre, homogène et moderne. C’est exactement le type d’image que je recherche lorsque je veux une base très saine avant la post-production. »
CHOIX DES FOCALES
35 mm et 50 mm : le cœur du découpage.
Sur ce projet, Camille a principalement utilisé le 35 mm et le 50 mm, deux focales qui correspondent déjà à ses habitudes de mise en scène.
Le 18 mm et le 100 mm ont finalement très peu quitté la caisse. Non pas pour une question de qualité, mais simplement parce que le découpage ne les nécessitait pas.
T1.5 : DISPONIBLE QUAND LE RÉCIT LE DEMANDE
Une grande ouverture, mais pas utilisée par réflexe.
Malgré l’ouverture T1.5 des Nano Prime, Camille a travaillé la majeure partie du temps entre T4 et T5.6. Le tournage se déroulait en studio, avec une lumière entièrement maîtrisée, et l’objectif était souvent de conserver les décors et les danseuses dans la profondeur de champ.
Le T1.5 a véritablement été utilisé sur un seul plan : un moment où Tracy devait être isolée émotionnellement du reste de la scène. L’ouverture était alors un choix narratif, pas une démonstration technique.
UNE FILIATION ZEISS IMMÉDIATEMENT PERCEPTIBLE
« Elles m’ont rappelé leurs grandes sœurs, les Supreme Prime. »
Pour Camille, la comparaison avec les ZEISS Supreme Prime vient surtout de la cohérence et de la propreté de l’image. Les Nano Prime lui ont donné la sensation de retrouver cette approche dans un ensemble beaucoup plus compact.
C’est cette combinaison qui ressort le plus de son retour : un rendu cinéma très propre, une série homogène et une vraie facilité d’intégration dans des configurations légères.
DANS LES COULISSES
Le test ne s’est pas fait sur une mire. Il s’est fait au milieu du tournage.
Caméra à l’épaule, gimbal, décors construits, chorégraphies et plans rapprochés : les Nano Prime ont accompagné la production dans toutes ses configurations.
ET DEMAIN ?
Camille les reprendrait volontiers sur une publicité ou un projet beauté.
Le rendu propre et moderne des Nano Prime correspond particulièrement aux univers où Camille recherche une image très maîtrisée : publicité, beauté ou projets nécessitant une base visuelle homogène avant la post-production.
Elle les réutiliserait également sur des tournages où la légèreté devient un enjeu de production, notamment lorsqu’il faut alterner rapidement entre une caméra principale et une configuration gimbal plus compacte.
LE PRÊT PROPHOT
Mettre le matériel entre les mains de celles et ceux qui fabriquent réellement les images.
Ce prêt avait un objectif simple : obtenir un retour de terrain sur les ZEISS Nano Prime dans une production exigeante, avec de vraies contraintes de mise en scène, d’équipe et de temps.
Le retour de Camille confirme surtout une chose : la compacité d’une optique cinéma n’est pas qu’une question de confort. Sur un plateau, elle peut directement améliorer la fluidité du workflow et la vitesse de changement de configuration.
ENCORE PLUS PRÈS DU TOURNAGE
Caméra, équipe, optiques : trois détails qui résument le test terrain.
Ces images complètent le retour de Camille : les Nano Prime n’ont pas été testés isolément, mais intégrés à une vraie chaîne de production, au milieu des changements de configuration et du rythme du plateau.
FAQ
ZEISS Nano Prime : les réponses issues de ce retour terrain.
Les points essentiels à retenir du test réalisé sur cette fiction musicale.
Sur quel type de projet les ZEISS Nano Prime ont-ils été testés ?
Camille les a utilisés pendant cinq jours sur une fiction musicale de 10 à 15 minutes mêlant trois clips de Tracy De Sà et des séquences de fiction, avec décors construits, chorégraphies et nombreux mouvements de caméra.
Avec quelles caméras les Nano Prime ont-ils été utilisés ?
Le tournage se faisait principalement avec une Sony FX6. Une Sony FX3 montée sur Ronin était régulièrement utilisée pour les longues prises de danse.
Quelles focales Camille a-t-elle le plus utilisées ?
Le 35 mm et le 50 mm ont été les deux focales principales du tournage. Le 18 mm et le 100 mm ont été beaucoup moins utilisés, simplement parce que le découpage ne les nécessitait pas.
Camille a-t-elle beaucoup tourné à T1.5 ?
Non. La majorité du tournage a été réalisée entre T4 et T5.6 afin de conserver davantage de profondeur de champ. Le T1.5 a surtout été utilisé sur un plan précis pour isoler Tracy émotionnellement.
Quel rendu Camille retient-elle des ZEISS Nano Prime ?
Elle décrit une image très propre, homogène et moderne, particulièrement adaptée lorsqu’elle souhaite disposer d’une base saine avant la post-production.
Quel a été le principal avantage des Nano Prime sur ce tournage ?
Leur compacité. Elle a facilité les changements d’optiques et les passages entre la FX6 et la FX3 sur Ronin, un avantage important pour une petite équipe travaillant sur des séquences chorégraphiées.
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